I/ Principe :
Cette méthode se pratique sur la saison régulière de la Major League Baseball.
Le but est d'identifier les matchs pour lesquels le pari sur le favori avec un handicap de -1.5 (cote runline) est intéressant, tout en se protégeant contre la victoire de l'outsider (l'underdog).
En faisant cela, on obtient trois cas de figure : si le favori gagne avec au moins 2 points d'écart, on dégage un bénéfice; si l'underdog gagne, on récupère notre mise; si le favori gagne d'un seul point d'avance, on perd la mise.
II/ Choix des Matchs :
Il faut identifier chaque jour parmi les matchs de la MLB ceux qui remplissent certaines conditions nécessaires à ce système. Les critères qui me paraissent pertinents sont la probabilité de l'évènement "victoire du favori par 2 points ou plus" et un gain raisonnable si cet évènement se réalise. Les cotes retenues sont celles du bookmaker Pinnacle en début de soirée (heure française).
III/ Mise en oeuvre :
Pour chaque match sélectionné, il suffit de miser comme suit :
- miser 1 unité sur l'underdog (cote moneyline);
- miser le bénéfice espéré (c'est à dire (cote underdog-1) unités) sur le favori-1.5 (cote runline).
Exemple : Le 7 Avril, Detroit @ Toronto. Cote Detroit (underdog) moneyline=2.56, cote Toronto (favori-1.5) runline=2.16.
Miser 1 unité sur Detroit, et 1.56 unité sur Toronto-1.5.
Dans le cas de ce match, Detroit a gagné, ce qui nous a remboursé notre mise.
IV/ Résultats et analyses:
Le tableau ci-dessous donne les résulats de l'application de ce système depuis le 7 Avril 2004, début de la saison, jusqu'au 13 Mai 2004. Il s'agit de résultats à masse égale, sans gestion financière. Une telle gestion financière est cependant tout à fait envisageable pour optimiser les résultats, par exemple sur la base d'un capital de 100 unités, et un mise de base d'environ 2% de ce capital.
Voir les différentes études sur le sujet sur ce site.
Le 13 mai, après 37 journées, 259 matchs et 623 unités de mise, la courbe a franchi à la baisse le point 0. Une alerte avait déjà eu lieu le 2 mai, avec une journée noire puisque sur 10 matchs, il y avait eu 5 victoires du favori avec exactement 1 point d'écart ! Les probabilités d'une telle occurrence étaient très faibles, mais c'est arrivé. Ca montre bien que les suites perdantes ou les grosses pertes sont toujours possibles. Les bonnes journées, telle celle du 17 avril, n'ont pas été suffisantes pour redresser la courbe sur le long terme. Malgré les critères du choix des matchs qui avaient pour but de réduire ce risque, je finis avec la moyenne normale de matchs ou le favori gagne d'un seul point, un peu plus de 15% des cas.
Mais cette méthode, testée en réel, permet quand même de dégager plusieurs enseignements :